Le Préfet rend visite aux équipes de l'APSA

C’est une structure plutôt discrète que ce centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS). Ouverte il y a trois ans et gérée par l’Association pour une solidarité active (APSA), elle accueille entre autres des hommes de tous âges (18 à 59 ans) touchés par l’exclusion et les accompagne sur le chemin de la réinsertion.

«  On représente 90 % des solutions d’hébergement dans l’arrondissement  », souligne Marc Demanze, directeur général de l’APSA, devant le préfet du Pas-de-Calais, Fabien Sudry. «  On est saturé, on est complet partout mais on s’en sort quand même. Il y a quand même du turn over et la solidarité avec les autres structures d’accueil et d’hébergement fait qu’on s’en sort plutôt bien.  »

Le credo de la structure et de l’APSA en général : «  De la rue jusqu’au logement de droit commun  ». Les résidents du CHRS ont tous les âges et l’objectif est qu’ils en sortent… le plus rapidement possible ! Après un accident de parcours le plus souvent, il s’agit de remettre le pied à l’étrier pour les choses simples de la vie.

Nouvelle organisation

Marcellin, la quarantaine, a accepté de nous faire entrer dans son studio propret de 30 m2. Arrivé à la mi-mai au centre, cet ancien militaire souriant a envie de travailler mais il sait que «  ça ne sera pas facile  ». Alexis, un autre résident, est arrivé en août et bosse à Grenay dans un atelier d’insertion. Au CHRS, l’accompagnement s’organise autour d’un contrat de séjour d’une durée de 6 mois, renouvelable, «  pour donner l’occasion à chaque personne de trouver un temps privilégié pour se reconstruire, dans le cadre de son projet de vie  ».

Le préfet a profité de sa tournée sociale pour annoncer la mise en place d’une nouvelle organisation avec les bailleurs sociaux s’agissant de l’hébergement d’urgence. Dans le parc de logement social, existe un contingent préfectoral pour répondre à la demande. «  Jusqu’à présent, nous le gérions logement par logement, c’est-à-dire que des candidats étaient proposés pour occuper les logements libérés, dorénavant on définit avec chacun des bailleurs un certain volume de personnes à prendre en charge chaque année. » Le préfet s’est ensuite rendu à la Boussole, à Lens, avant de suivre une maraude avec le 115.